E L I T E - I R P
21 Rue Newton 63100 Clermont-Ferrand info@elite-ia.com
Le CSE Pour Les Nuls
19 min de lecture Mis à jour le 16 mars 2026

En France, le Comité Social et Économique (CSE) est l’instance représentative du personnel au sein des entreprises. Sa mission principale est de représenter les salariés et de défendre leurs intérêts, notamment en matière de conditions de travail, de santé, de sécurité et de vie économique et sociale de l’entreprise. Le CSE permet ainsi d’assurer l’expression collective des salariés et de favoriser le dialogue social avec l’employeur.

La mise en place du CSE est obligatoire dans toutes les entreprises dès lors que l’effectif atteint au moins 11 salariés pendant 12 mois consécutifs. Toutefois, il est important de noter que tous les salariés de l’entreprise ne sont pas nécessairement pris en compte dans le calcul de cet effectif.

Le calcul de l’effectif du Comité Social et Économique prend en compte :

Le calcul de l’effectif d’une entreprise est une étape essentielle pour déterminer l’obligation de mettre en place un Comité Social et Économique (CSE). En effet, cette instance représentative du personnel devient obligatoire lorsque l’entreprise atteint au moins 11 salariés pendant 12 mois consécutifs.

Toutefois, tous les salariés de l’entreprise ne sont pas pris en compte dans ce calcul. La réglementation prévoit des règles précises concernant les salariés inclus et ceux exclus de l’effectif.

Salariés pris en compte dans le calcul de l’effectif

Sont notamment pris en compte dans le calcul de l’effectif :

  • Les salariés à temps plein en contrat à durée indéterminée (CDI), y compris ceux en période d’essai ou en arrêt maladie ;

  • Les salariés en contrat à durée déterminée (CDD), à l’exception des CDD conclus pour remplacer un salarié absent ;

  • Les travailleurs temporaires et les salariés en intérim ;

  • Les salariés à temps partiel, quelle que soit la nature de leur contrat de travail ;

  • Les salariés d’entreprises extérieures présents de façon régulière dans les locaux de l’entreprise depuis au moins un an, sauf s’ils remplacent un salarié absent ;

  • Les salariés travaillant à domicile ;

  • Les salariés détachés dans une autre entreprise ;

  • Les salariés dont le contrat de travail est suspendu, notamment en cas de congé parental ;

  • Les salariés en situation de handicap.

Salariés exclus du calcul de l’effectif

En revanche, certains salariés ne sont pas pris en compte dans le calcul de l’effectif pour la mise en place du CSE :

  • Les mandataires sociaux ne disposant pas d’un contrat de travail ;

  • Les salariés en contrat d’apprentissage ;

  • Les salariés en contrat de professionnalisation ;

  • Les stagiaires présents dans l’entreprise dans le cadre d’une convention de stage ;

  • Les salariés remplaçant un salarié absent ou dont le contrat de travail est suspendu ;

  • Les salariés mis à disposition ne travaillant pas dans les locaux de l’entreprise ;

  • Les salariés mis à disposition depuis moins d’un an ;

  • Les salariés en dispense d’activité sans rémunération.

Le respect de ces règles de calcul permet de déterminer précisément si l’entreprise dépasse le seuil légal nécessitant la mise en place d’un Comité Social et Économique.

Quel est le rôle du CSE?

Le nombre de salariés détermine les attributions du CSE au sein de l’entreprise:

Dans les entreprises de moins de 50 salariés, quel est le rôle du CSE ?

Le Comité Social et Économique (CSE) joue un rôle essentiel dans le dialogue social au sein de l’entreprise. Sa mission principale est d’assurer la communication entre les salariés et l’employeur. À ce titre, il recueille et présente les réclamations individuelles ou collectives des salariés concernant les conditions de travail, l’application du droit du travail ou encore les conventions collectives. Le CSE agit ainsi comme un véritable intermédiaire entre l’employeur et le personnel.

Le rôle du CSE en matière de santé et de sécurité au travail

Le CSE a également pour mission de veiller à la protection de la santé et de la sécurité des salariés dans l’entreprise, ainsi qu’à l’amélioration des conditions de travail.

Dans ce cadre, le CSE peut notamment :

  • Signaler une situation de danger grave et imminent pour les salariés ;

  • Mener des enquêtes en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle afin d’identifier les causes et prévenir de nouveaux risques ;

  • Contribuer à la prévention des risques professionnels et à l’amélioration des conditions de travail ;

  • Saisir l’inspection du travail de toute plainte ou observation relative à l’application des dispositions légales en matière de droit du travail.

La lutte contre le harcèlement et les agissements sexistes

Le CSE joue également un rôle important dans la prévention du harcèlement sexuel et des agissements sexistes. Il doit informer, orienter et accompagner les salariés confrontés à ces situations et participer à la mise en place de mesures de prévention au sein de l’entreprise.

L’assistance du salarié lors d’un entretien préalable au licenciement

Enfin, lorsqu’un employeur envisage de licencier un salarié, celui-ci peut se faire assister lors de l’entretien préalable par un membre de la délégation du CSE. Cette assistance permet au salarié d’être accompagné et conseillé pendant cette étape importante de la procédure.

Dans les entreprises plus de 50 salariés, quel est le rôle du CSE ?

Dans les entreprises d’au moins 50 salariés, le Comité Social et Économique (CSE) dispose de missions élargies et renforcées. En plus des missions classiques de représentation des salariés et de dialogue social, il intervient sur la santé et la sécurité, l’organisation de l’entreprise, le droit à la consultation et le droit d’alerte.


Focus : Santé et sécurité des salariés

Le CSE veille à la protection de la santé et de la sécurité des salariés et à l’amélioration de leurs conditions de travail. Il peut notamment :

  • Analyser les risques professionnels et proposer des mesures correctives ;

  • Mener des enquêtes en cas d’accidents du travail ou de maladies professionnelles ;

  • Faciliter l’accès des femmes à l’emploi et adapter les postes pour les personnes handicapées ;

  • Suivre les conditions de travail et prévenir les risques liés aux nouvelles technologies ou à l’organisation du travail.


Focus : Organisation de l’entreprise

Le CSE est consulté sur l’organisation, la gestion et la marche générale de l’entreprise, notamment :

  • Les mesures pouvant modifier la composition ou le volume des effectifs ;

  • Les modifications sur l’organisation juridique ou économique de la société ;

  • Les changements liés à la formation professionnelle, au temps de travail ou à l’introduction de nouvelles technologies ;

  • Les licenciements collectifs pour difficultés économiques, les restructurations et compressions d’effectifs ;

  • Les offres publiques d’acquisition et les procédures de redressement ou de liquidation judiciaire.


Focus : Droit d’être consulté

Le CSE a un droit d’information et de consultation sur des sujets essentiels, notamment :

  • Les orientations stratégiques de l’entreprise ;

  • La situation économique et financière de l’entreprise ;

  • La politique sociale, les conditions de travail et l’emploi ;

  • Les droits des accidentés du travail et des personnes invalides ;

  • Les questions juridiques et économiques liées à l’entreprise.

Ces consultations sont d’ordre public, et il est impossible d’y déroger.


Focus : Droit d’alerte du CSE

Le droit d’alerte permet au CSE de faire cesser un trouble ou un risque affectant les salariés ou l’entreprise.

  • Dans les entreprises de plus de 11 salariés, le CSE peut alerter en cas de danger grave et imminent ou d’atteinte aux droits des salariés.

  • Dans les entreprises de plus de 50 salariés, ce droit est élargi pour inclure également les situations économiques préoccupantes et les risques liés aux pratiques financières de l’entreprise.

Le droit d’alerte garantit ainsi la sécurité des salariés et la transparence économique au sein de l’entreprise.

        Comment le CSE est-il composé ?

        Le Comité Social et Économique (CSE) est composé de deux délégations : celle du personnel et celle de l’employeur.

        Délégation du personnel

        Pour la délégation du personnel, le nombre de membres titulaires et de suppléants doit être strictement égal. Cette organisation garantit la continuité des échanges et la représentation effective des salariés.

        En cas d’absence d’un membre titulaire lors d’une réunion du CSE, ce sont les suppléants qui prennent sa place et assurent la continuité de la représentation.

        Nombre de membres du CSE selon l’effectif de l’entreprise

        Le nombre de titulaires et de suppléants nécessaires dépend directement de l’effectif de l’entreprise. Le tableau ci-dessous indique les effectifs requis :

        table effectif cse

        Statut de salarié protégé pour les membres du CSE

        Les membres élus du Comité Social et Économique (CSE) bénéficient d’un statut de salarié protégé. Ce statut leur offre une protection particulière contre le licenciement, afin de leur permettre d’exercer leurs fonctions en toute sécurité et sans crainte de représailles.

        Protection contre le licenciement

        Le licenciement d’un membre du CSE est strictement encadré et nécessite l’autorisation préalable de l’inspecteur du travail. Cette mesure garantit que les élus peuvent défendre les intérêts des salariés sans subir de pression de la part de l’employeur.

        Durée de la protection spéciale

        La durée de la protection varie selon le rôle occupé au sein du CSE. Elle s’étend généralement de 6 mois à 1 an après la fin du mandat. Ainsi, même après avoir quitté leurs fonctions, les anciens membres élus continuent de bénéficier d’une protection renforcée contre le licenciement.

        Cette protection contribue à assurer l’indépendance et l’efficacité du CSE, en sécurisant la position des élus et en garantissant la continuité du dialogue social au sein de l’entreprise.

        Le rôle du délégué syndical au sein du CSE

        Le délégué syndical au sein du Comité Social et Économique (CSE) joue un rôle central dans la représentation des salariés et la négociation des droits collectifs. Il agit comme intermédiaire entre le syndicat et l’employeur, garantissant que les intérêts des salariés sont pris en compte dans toutes les décisions de l’entreprise.

        Négociation et suivi des accords collectifs

        Le délégué syndical est chargé de :

        • Négocier les accords collectifs au nom des salariés, incluant les salaires, le temps de travail et les conditions de travail ;

        • Veiller à l’application des accords collectifs pour s’assurer que l’entreprise respecte ses obligations légales et conventionnelles ;

        • Informer et conseiller les salariés sur leurs droits et sur les implications des accords collectifs.

        Droit d’alerte et protection des salariés

        Le délégué syndical peut également :

        • Déclencher une alerte économique en cas de situation préoccupante dans l’entreprise ;

        • Saisir l’inspection du travail si les droits des salariés ne sont pas respectés ou si des manquements sont constatés.

        Ces missions permettent de protéger les droits des salariés et d’assurer la conformité avec le droit du travail, tout en renforçant le rôle du CSE comme instance représentative et garante du dialogue social.

        Représentants de proximité et communication entre salariés et élus

        Les représentants de proximité jouent un rôle essentiel dans la communication entre les salariés et les élus du CSE. Ils servent d’interface directe entre l’employeur, les salariés et le Comité Social et Économique, permettant ainsi une meilleure compréhension des problématiques locales et des conditions de travail spécifiques à chaque service ou site de l’entreprise.

        Facilitation de la communication

        Grâce à leur présence au plus près des équipes, les représentants de proximité :

        • Recueillent les besoins et préoccupations des salariés pour les transmettre aux élus du CSE ;

        • Facilitent la remontée des informations sur les conditions de travail, la sécurité et la santé au sein de l’entreprise ;

        • Assurent un suivi des actions du CSE et des décisions prises, pour que les salariés soient informés et impliqués.

        Renforcement du dialogue social

        En assurant une représentation locale efficace, les représentants de proximité contribuent à :

        • Renforcer l’efficacité du CSE dans ses missions ;

        • Améliorer le dialogue social et la coopération entre salariés et employeur ;

        • Garantir une meilleure prise en compte des besoins spécifiques de chaque département ou site.

        Cette fonction est stratégique pour assurer un CSE réactif, proche des salariés et capable d’adapter ses actions aux réalités du terrain.

        Rôle de l’employeur au sein du CSE

        L’employeur joue un rôle central au sein du Comité Social et Économique (CSE). En tant que président du CSE, il participe activement aux réunions et contribue directement au dialogue social dans l’entreprise.

        Implication dans les réunions du CSE

        La participation de l’employeur aux réunions du CSE permet de :

        • Assurer un échange direct avec les élus et les salariés ;

        • Prendre connaissance des préoccupations, besoins et propositions des collaborateurs ;

        • Faciliter la prise de décisions éclairées, en tenant compte à la fois des enjeux économiques et sociaux de l’entreprise.

        Importance du rôle de l’employeur

        L’implication de l’employeur est essentielle pour :

        • Garantir l’efficacité du dialogue social au sein de l’entreprise ;

        • Favoriser la transparence et la communication entre la direction et les salariés ;

        • Soutenir le CSE dans ses missions relatives à la santé, la sécurité, l’organisation du travail et les conditions de travail.

        Ainsi, le rôle de l’employeur au sein du CSE n’est pas uniquement administratif : il est acteur clé du dialogue social et garant de la bonne représentation des intérêts de l’entreprise et des salariés.

        Quelle est la durée du mandat d’un élu et quelles sont les modalités du renouvellement dudit mandat ?

        Durée du mandat

        Par défaut, la durée du mandat d’un élu CSE est de 4 ans. Cependant, un accord collectif peut réduire cette durée à 3 ou 2 ans, selon les besoins de l’entreprise.

        Renouvellement du mandat

        Pour les entreprises d’au moins 50 salariés :

        • Le mandat d’un élu ne peut être renouvelé plus de trois fois, sauf exceptions prévues par la loi.

        Pour les entreprises de moins de 50 salariés :

        • Cette règle de limitation des renouvellements ne s’applique pas.


        Local et matériel du CSE

        Obligation de mise à disposition d’un local

        Le CSE doit disposer d’un local adapté pour exercer ses missions, mis à disposition gratuitement par l’employeur :

        • Dans les entreprises de moins de 50 salariés, le local doit permettre aux élus de se réunir et de travailler.

        • Dans les entreprises de 50 salariés ou plus, le local doit être aménagé et équipé pour l’exercice des fonctions du CSE, y compris le matériel nécessaire (table, chaises, ordinateur, ligne téléphonique…).

        L’employeur choisit et finance le local, mais son usage est entièrement réservé au CSE.


        Règlement intérieur du CSE

        Obligation

        Le règlement intérieur est obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés. L’employeur ne peut pas refuser son application, sous peine de sanctions pour délit d’entrave.

        Objectif

        Le règlement intérieur précise les modalités de fonctionnement et d’organisation du CSE et ses relations avec les salariés pour l’exercice de ses missions. Il est :

        • Rédigé en français par le secrétaire ou son adjoint ;

        • Facultativement traduit si l’entreprise emploie des salariés non francophones.

        Clauses obligatoires

        Certaines clauses doivent figurer dans le règlement intérieur, notamment pour les CSE disposant d’une commission des marchés.

        Clauses libres et interdites

        • Clauses libres : peuvent être définies selon les besoins de l’entreprise et du CSE.

        • Clauses interdites :

          • Modalités de désignation ou de mandat des membres de la commission des marchés ;

          • Modalités d’arrêté des comptes annuels ;

          • Modalités d’établissement du rapport d’activité et de gestion ;

          • Clauses contraires au fonctionnement légal du CSE ;

          • Mise en place d’un quorum inférieur au minimum légal.

        Autres mentions importantes

        Le règlement intérieur peut également préciser :

        • La composition et désignation du bureau ;

        • Le calendrier des réunions périodiques ;

        • Les conditions d’accès et d’utilisation du local (ex. badge, code d’accès).

        Les heures de délégations : c’est quoi ?

        Bénéficiaires du crédit d’heures

        Le crédit d’heures de délégation permet aux représentants du personnel de disposer de temps pour exercer leurs missions du CSE. Les bénéficiaires sont :

        • Les membres titulaires de la délégation du personnel du CSE ;

        • Les délégués syndicaux ;

        • Les représentants syndicaux au CSE, dans les entreprises de plus de 500 salariés.

        Détermination du volume d’heures

        Le volume d’heures individuelles de délégation peut être fixé par le protocole d’accord préélectoral, à condition que le volume global d’heures soit au moins équivalent à celui prévu par la loi en fonction de l’effectif de l’entreprise.

        À défaut d’accord collectif sur le sujet, le nombre d’heures mensuelles est déterminé selon le tableau légal en fonction de l’effectif de l’entreprise :

        table heures de delegation cse

         

        Les réunions du CSE : comment ça se passe ?

        Dans les entreprises d’au moins 50 salariés, le Comité Social et Économique (CSE) doit organiser des réunions régulières et, si nécessaire, des réunions extraordinaires pour garantir le dialogue social et le suivi des missions de l’instance.


        Périodicité des réunions CSE

        Réunions périodiques obligatoires

        • Avec accord collectif : le nombre de réunions annuelles ne peut être inférieur à 6 par an.

        • Sans accord collectif : la périodicité minimale est :

          • 1 réunion tous les 2 mois dans les entreprises de moins de 300 salariés ;

          • 1 réunion par mois dans les entreprises de 300 salariés et plus.

        La première réunion CSE doit, en principe, se tenir dans les 30 jours suivant les élections.

        Réunions extraordinaires

        Des réunions extraordinaires peuvent être convoquées en plus des réunions périodiques. L’employeur est tenu d’organiser une réunion extraordinaire dans les situations suivantes :

        • À la demande de la majorité des membres du CSE ;

        • Si 2 membres du CSE demandent une réunion sur la santé, la sécurité ou les conditions de travail ;

        • À la suite d’un accident du travail grave ou dont les conséquences auraient pu être graves.


        Convocation et ordre du jour

        L’employeur doit convoquer les élus du CSE au moins 3 jours ouvrables avant la réunion, en communiquant l’ordre du jour.

        La convocation doit mentionner :

        • La date et l’heure de la réunion ;

        • Le lieu de la réunion ;

        • L’ordre du jour, si l’employeur souhaite le préciser ;

        • Les personnes convoquées, comprenant :

          • Les membres élus du CSE ;

          • Les représentants syndicaux, dont le délégué syndical pour les entreprises de moins de 300 salariés.

        Le vote durant la réunion du CSE

        Pour qu’une mesure soit adoptée, la majorité des membres présents à la réunion du CSE doivent donner leur accord.

        Ce vote n’étant pas soumis à une condition de quorum, un seul élu présent peut donc se prononcer au nom du comité.

        Le vote doit être réalisé sous le contrôle du président qui est responsable du bon déroulé des réunions plénières du comité. Seuls les élus titulaires peuvent voter.

        Les élus ont la possibilité d’émettre un vote :

        • Favorable ;
        • Défavorable ;
        • Ou, de s’abstenir

        Procès verbal CSE

        Focus : Le vote durant la réunion du CSE

        Pour qu’une mesure soit adoptée, la majorité des membres présents à la réunion du CSE doit donner son accord.

        • Le vote n’est pas soumis à un quorum : un seul élu présent peut donc se prononcer pour le comité.

        • Le vote se déroule sous le contrôle du président, garant du bon déroulement de la réunion.

        • Seuls les élus titulaires peuvent voter.

        Les élus peuvent exprimer leur vote de trois manières :

        1. Favorable

        2. Défavorable

        3. Abstention


        Focus : Le procès-verbal du CSE

        Dans les entreprises de 50 salariés et plus, un procès-verbal (PV) de réunion doit être rédigé.

        • Le PV est un document officiel, qui retranscrit les échanges et décisions prises lors de la réunion.

        • Il est établi par le secrétaire du CSE, qui consigne les délibérations et mesures adoptées.

        • L’enregistrement ou la sténographie est possible dans certaines conditions légales.


        Personnes présentes aux réunions du CSE

        Sont présents aux réunions :

        • Le président et ses éventuels collaborateurs ;

        • Les membres élus titulaires ;

        • Les représentants syndicaux au CSE ;

        • Les membres suppléants uniquement en cas d’absence du titulaire.

        Des personnes extérieures peuvent également assister :

        • Experts CSE et personnes qualifiées, selon l’ordre du jour et leur domaine de compétence ;

        • Commissaire aux comptes ;

        • Médecin du travail (voix consultative) pour les questions de santé, sécurité et conditions de travail ;

        • Inspecteur ou contrôleur du travail, notamment après un accident du travail grave (arrêt ≥ 8 jours).

        Le recours à des personnes extérieures peut être décidé par l’employeur ou la délégation du personnel.

        • Si la décision vient de l’employeur, il prend en charge les frais.

        • Si elle vient de la délégation du personnel, les frais sont pris sur le budget de fonctionnement du CSE.

        • Les personnes extérieures doivent respecter la même obligation de discrétion que les membres du comité.