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Le coup de chaleur : reconnaître les signes et agir vite
13 min de lecture Mis à jour le 29 mai 2026

L’essentiel à retenir

 

Le coup de chaleur est une urgence médicale absolue. Lorsque la température centrale du corps dépasse 40 °C et que les mécanismes de thermorégulation sont dépassés, les organes vitaux — dont le cerveau — commencent à souffrir de façon irréversible en l’espace de quelques minutes. Sans intervention rapide, le coup de chaleur peut provoquer des séquelles neurologiques graves ou entraîner la mort. C’est pourquoi reconnaître les signes précoces et savoir quoi faire dans les premières minutes fait toute la différence. Ce guide s’adresse à toute personne travaillant dans un environnement exposé à la chaleur, à ses collègues et aux élus du CSE chargés de protéger la santé des salariés.

📌 Points clés à retenir

  • Le coup de chaleur se distingue de l’épuisement thermique par l’absence de transpiration et la perte de conscience possible
  • La peau chaude et sèche est le signal d’alarme principal : appeler le 15 immédiatement
  • Le refroidissement du corps doit commencer avant l’arrivée des secours, pas après
  • Les enfants, les personnes âgées, les personnes sous traitement médical et les travailleurs en effort physique intense sont les plus exposés
  • La déshydratation est le facteur déclenchant le plus fréquent : boire régulièrement sans attendre d’avoir soif
  • Le médecin du travail doit être informé de tout coup de chaleur survenu dans l’entreprise — c’est un accident du travail

 

Introduction

 

Chaque été, des travailleurs sont victimes de coups de chaleur sur leur lieu de travail. La grande majorité de ces accidents aurait pu être évitée par une meilleure reconnaissance des signes précoces et par une réaction rapide de l’entourage professionnel. Le problème est que les symptômes du coup de chaleur peuvent être confondus avec une simple fatigue ou un malaise passager, ce qui retarde l’appel aux secours et aggrave considérablement le pronostic.

Ce guide pratique permet à chaque salarié et à chaque élu du CSE de distinguer les différentes formes de malaise lié à la chaleur, d’identifier les signes qui doivent déclencher une intervention immédiate, et de savoir quels gestes effectuer dans l’attente des secours médicaux.

 

1. Coup de chaleur ou insolation : quelles différences

 

Le langage courant mélange souvent coup de chaleur, insolation et épuisement thermique. Ces trois notions recouvrent des réalités médicales distinctes, dont la gravité est très différente.

L’insolation est une réaction à une exposition prolongée au soleil, en particulier à un rayonnement direct sur la tête et la nuque. Elle se manifeste par des maux de tête intenses, des nausées, des vertiges et parfois une légère fièvre. L’insolation est inconfortable et nécessite de se mettre à l’ombre et de s’hydrater, mais elle n’engage généralement pas le pronostic vital si elle est prise en charge rapidement. Elle peut cependant évoluer vers un coup de chaleur si la personne reste exposée.

L’épuisement thermique survient lorsque l’organisme peine à maintenir sa température interne malgré une transpiration abondante. La peau est moite et pâle, le corps transpire beaucoup, la personne est faible et nauséeuse mais reste consciente. L’épuisement thermique est un signal d’alarme sérieux qui indique que les réserves hydriques sont épuisées. Mis à l’ombre, réhydraté et refroidi, le travailleur peut généralement récupérer en quelques heures. Mais sans intervention, l’épuisement thermique évolue vers le coup de chaleur.

Le coup de chaleur est la forme la plus grave. La température centrale du corps dépasse 40 °C et les mécanismes de régulation thermique sont complètement dépassés. La transpiration cesse, la peau devient chaude, rouge et sèche. Des troubles de la conscience apparaissent, allant de la confusion mentale à la perte de conscience complète. Les organes vitaux — cerveau, reins, foie, cœur — commencent à souffrir. Sans intervention médicale urgente, des séquelles irréversibles ou la mort peuvent survenir en quelques dizaines de minutes.

💡 Bon à savoir

Le signal le plus simple pour distinguer l’épuisement thermique du coup de chaleur est l’état de la peau. Une peau moite et pâle avec transpiration abondante correspond à un épuisement thermique : mettre à l’ombre, réhydrater, surveiller. Une peau chaude, rouge et sèche sans transpiration correspond à un coup de chaleur : appeler le 15 immédiatement et commencer le refroidissement sans attendre.

 

2. Comment le corps régule sa température et pourquoi il peut défaillir

 

Comprendre pourquoi le coup de chaleur survient permet de mieux comprendre comment le prévenir et pourquoi certaines situations sont particulièrement dangereuses.

Les mécanismes normaux de thermorégulation. Le corps humain maintient en permanence sa température interne autour de 37 °C grâce à deux mécanismes principaux. La transpiration est le plus efficace : en s’évaporant à la surface de la peau, la sueur emporte une grande quantité de chaleur. La vasodilatation périphérique est le second mécanisme : les vaisseaux sanguins proches de la surface de la peau se dilatent pour permettre au sang de se refroidir au contact de l’air ambiant. Ces deux mécanismes consomment des ressources importantes, notamment en eau et en sels minéraux.

Pourquoi ces mécanismes peuvent être dépassés. Plusieurs facteurs peuvent dépasser la capacité de thermorégulation du corps. Une température ambiante trop élevée réduit l’efficacité de la transpiration, car l’évaporation est moins efficace lorsque l’air est déjà chaud et humide. Un effort physique intense produit une grande quantité de chaleur interne que les mécanismes de dissipation peinent à évacuer. La déshydratation réduit la capacité à transpirer. Le traitement médicamenteux peut altérer les mécanismes de thermorégulation. Lorsque tous ces facteurs se cumulent, la température centrale monte inexorablement et les organes commencent à souffrir.

Le rôle aggravant de l’humidité. Par temps chaud et humide, la transpiration s’évapore moins bien car l’air est déjà saturé en vapeur d’eau. Le corps transpire davantage pour tenter de se refroidir, ce qui accélère la déshydratation, sans que le refroidissement soit aussi efficace. Les journées où la chaleur est à la fois forte et humide sont plus dangereuses que les journées sèches à température équivalente.

 

3. Les signes à reconnaître : symptômes par ordre d’apparition

 

Le coup de chaleur s’installe rarement en quelques secondes. Le plus souvent, des signes précoces précèdent la phase grave. Savoir les reconnaître permet d’agir avant que la situation ne devienne critique.

Les signes précurseurs à ne pas ignorer. Dans les minutes ou les heures qui précèdent un coup de chaleur, la personne peut présenter une fatigue intense et inhabituelle, des maux de tête sévères, une sensation de soif intense ou, au contraire, une absence totale de soif malgré la chaleur (ce qui est paradoxalement un signal de danger car cela indique une déshydratation avancée), des vertiges ou une instabilité à la marche, des nausées ou vomissements, une peau très rouge, et une fièvre légère ou une température corporelle en hausse. Ces symptômes doivent conduire à mettre la personne immédiatement à l’ombre ou dans un endroit frais, à la faire boire et à surveiller son état.

Les signes du coup de chaleur constitué. Lorsque le coup de chaleur est installé, les signes sont plus graves et doivent déclencher l’appel au 15 sans délai. La température corporelle est très élevée, généralement supérieure à 40 °C. La peau est chaude, rouge et sèche — la transpiration a cessé. Des troubles neurologique apparaissent : confusion, propos incohérents, désorientation, agitation, ou au contraire prostration. La perte de conscience peut survenir rapidement. Dans les cas les plus graves, des convulsions peuvent se produire.

Les symptômes spécifiques aux enfants. Chez les enfants, les symptômes du coup de chaleur peuvent être plus difficiles à interpréter car ils s’expriment différemment. Un enfant très irritable, qui pleure sans larmes, dont les fontanelles sont enfoncées (chez le nourrisson), dont les lèvres et la bouche sont très sèches, et qui urine beaucoup moins que d’habitude est probablement déshydraté et peut être en train de développer un coup de chaleur. Les enfants ne doivent jamais être laissés dans un véhicule par temps chaud, même quelques minutes.

Stade Symptômes État de la peau Action immédiate
Insolation Maux de tête, nausées, légère fièvre Rouge, transpiration présente À l’ombre, hydratation, surveillance
Épuisement thermique Fatigue intense, vertiges, nausées, pâleur Moite, pâle, transpiration abondante À l’ombre, refroidissement, réhydratation
Coup de chaleur Confusion, perte de conscience, convulsions Chaude, rouge, sèche sans transpiration Appeler le 15 immédiatement + refroidir

 

4. Les personnes les plus à risque

 

Si le coup de chaleur peut toucher n’importe qui, certaines catégories de personnes présentent un risque nettement plus élevé en raison de facteurs physiologiques, médicaux ou liés à leur activité.

Les personnes âgées. La capacité de thermorégulation diminue significativement avec l’âge. La sensation de soif est moins vive chez les personnes âgées, ce qui conduit à une hydratation insuffisante. Les réserves d’eau de l’organisme sont plus faibles. Les pathologies cardiovasculaires fréquentes après 65 ans réduisent la tolérance au stress thermique. La mortalité par coup de chaleur est beaucoup plus élevée dans cette tranche d’âge.

Les enfants de moins de 4 ans. Chez les très jeunes enfants, les mécanismes de thermorégulation ne sont pas encore pleinement développés. Le rapport entre la surface corporelle et la masse du corps est plus élevé chez l’enfant que chez l’adulte, ce qui signifie qu’il absorbe et perd de la chaleur plus rapidement. Les enfants en bas âge ne peuvent pas exprimer leur soif ni chercher eux-mêmes à se rafraîchir, et dépendent entièrement des adultes pour leur protection.

Les personnes sous traitement médical. Plusieurs classes médicamenteuses courantes altèrent la thermorégulation : les diurétiques réduisent les réserves hydriques, les antihypertenseurs modifient la vasodilatation périphérique, les psychotropes et certains antidépresseurs peuvent supprimer la sensation de soif et réduire la transpiration. Une personne sous traitement chronique peut présenter un risque de coup de chaleur même pour des niveaux de température et d’effort qui seraient sans danger pour une personne en bonne santé et sans traitement.

Les travailleurs en effort physique intense. Un travailleur qui effectue un effort physique intense en plein soleil produit une chaleur interne considérable. L’INRS estime que la production de chaleur peut atteindre plusieurs centaines de watts lors d’un effort intense, ce qui dépasse largement les capacités de dissipation du corps par temps chaud. Le BTP, l’agriculture et la logistique sont les secteurs les plus touchés par les coups de chaleur d’effort.

Les personnes en surpoids ou souffrant de maladies chroniques. Le surpoids réduit l’efficacité de la transpiration et augmente la production de chaleur interne lors de l’effort. Le diabète, les maladies rénales et les pathologies cardiovasculaires altèrent la capacité du corps à gérer le stress thermique et augmentent le risque de complication grave en cas de coup de chaleur.

 

5. Agir vite : les gestes de premiers secours

 

Face à un coup de chaleur, chaque minute compte. Les gestes effectués dans les premières minutes avant l’arrivée des secours médicaux peuvent faire la différence entre une récupération complète et des séquelles irréversibles.

Appeler le 15 immédiatement. Dès que la peau d’une personne est chaude, rouge et sèche avec des troubles de la conscience ou une température supérieure à 40 °C, appeler le SAMU (15) est la priorité absolue. Le régulateur médical guidera les gestes à effectuer en attendant l’arrivée des secours. Ne pas attendre que la personne perde connaissance pour appeler.

Mettre la personne à l’ombre ou dans un endroit frais. Éloigner immédiatement la personne de la source de chaleur et l’installer dans un endroit ombragé, ventilé ou climatisé. Si possible, la coucher sur le dos avec les jambes légèrement surélevées pour améliorer la circulation. Si elle est inconsciente, la placer en position latérale de sécurité (PLS) pour éviter le risque d’étouffement en cas de vomissements.

Refroidir le corps par tous les moyens disponibles. C’est la priorité médicale absolue une fois les secours appelés : baisser la température centrale du corps le plus rapidement possible. Mouiller généreusement la peau avec de l’eau froide, sans la frotter, et ventiler activement pour accélérer l’évaporation. Appliquer des linges humides froids sur la nuque, les aisselles et les plis de l’aine, où les gros vaisseaux sanguins sont proches de la surface. Si la personne est consciente et peut avaler, lui faire boire de l’eau fraîche par petites quantités.

Ne pas donner d’aspirine ou de paracétamol. Contrairement à une idée reçue, l’aspirine et le paracétamol sont inefficaces contre la fièvre liée au coup de chaleur car ils agissent sur des mécanismes différents. Ils peuvent même aggraver certaines complications. Le seul traitement efficace du coup de chaleur est le refroidissement physique rapide par des moyens externes, complété par les mécanismes médicaux que les secours mettront en place à leur arrivée.

Surveiller en permanence jusqu’à l’arrivée des secours. Ne jamais laisser seule une personne qui présente des signes de coup de chaleur. Surveiller en continu son niveau de conscience, sa respiration et son état général. Signaler au régulateur du 15 toute évolution des signes pendant l’attente des secours. En cas d’arrêt cardiaque, commencer immédiatement les manœuvres de réanimation cardiopulmonaire (RCP).

 

6. Prévenir le coup de chaleur au travail et à domicile

 

La grande majorité des coups de chaleur sont évitables. Les gestes de prévention sont simples mais doivent être systématiquement appliqués lors des épisodes de canicule.

S’hydrater régulièrement sans attendre la soif. La sensation de soif est un signal tardif de déshydratation : lorsqu’elle apparaît, le corps a déjà perdu 1 à 2 % de son poids en eau, ce qui est suffisant pour altérer les performances physiques et cognitives. Boire régulièrement, toutes les 15 à 20 minutes lors d’un effort en pleine chaleur, sans attendre d’avoir soif. Préférer de l’eau fraîche mais pas glacée, qui peut provoquer des crampes. Éviter les boissons alcoolisées qui aggravent la déshydratation.

Adapter les vêtements et la protection solaire. Porter des vêtements légers, amples et de couleur claire qui laissent passer l’air et réfléchissent le rayonnement solaire. En extérieur, se couvrir la tête et la nuque avec un chapeau ou une casquette à large bord. Appliquer une crème solaire à indice de protection élevé sur toutes les zones exposées, y compris la nuque et les avant-bras. Ces gestes simples réduisent significativement l’absorption de chaleur par rayonnement.

Aménager l’environnement pour limiter l’exposition à la chaleur. À domicile, fermer les volets et les fenêtres pendant les heures chaudes et les ouvrir la nuit pour faire entrer l’air frais. Au travail, réclamer à l’employeur la mise en place de vêtements adaptés et de solutions de refroidissement sur les postes exposés. Pendant les pauses, se réfugier dans des espaces frais. Éviter les efforts physiques intenses aux heures les plus chaudes de la journée, généralement entre 11h et 16h.

Surveiller les personnes vulnérables de son entourage. Pendant les vagues de canicule, prendre régulièrement des nouvelles des personnes âgées, isolées ou malades de son entourage. Les personnes sous traitement médical doivent être encouragées à consulter leur médecin avant la saison estivale pour évaluer l’impact potentiel de leurs médicaments sur leur tolérance à la chaleur. Certains mécanismes médicamenteux peuvent être adaptés temporairement par le médecin pendant les fortes chaleurs.

 

7. Ce que le CSE peut faire concrètement

 

Le CSE joue un rôle essentiel dans la prévention du coup de chaleur sur le lieu de travail, à travers plusieurs leviers d’action concrets.

Exiger que le coup de chaleur soit identifié comme accident du travail. Tout coup de chaleur survenu sur le lieu de travail ou en lien avec l’activité professionnelle constitue un accident du travail au sens de l’article L411-1 du Code de la Sécurité Sociale. L’employeur a l’obligation de le déclarer à la CPAM dans les 48 heures. Le CSE doit s’assurer que cette déclaration est bien effectuée, que les causes de l’accident sont analysées dans le registre des accidents du travail, et que des mesures correctives sont mises en place pour éviter la récidive.

Demander la formation aux premiers secours pour les postes exposés. Le CSE peut demander à l’employeur d’organiser des sessions de formation aux gestes de premiers secours spécifiques au coup de chaleur pour les encadrants et les salariés travaillant sur des postes exposés. Cette formation, qui peut être intégrée dans la formation générale à la sécurité, doit couvrir la reconnaissance des signes, l’appel aux secours et les gestes de refroidissement.

Vérifier la disponibilité du matériel de premiers secours thermiques. Sur les chantiers et les sites extérieurs, le CSE peut vérifier que les trousses de secours sont équipées pour les urgences thermiques : brumisateurs, linges pour compresses humides, thermomètres, eau en quantité suffisante. Ces équipements simples peuvent faire la différence dans les premières minutes d’un coup de chaleur.

Informer les salariés avant l’été. Le CSE peut utiliser ses panneaux d’affichage, son espace sur l’intranet ou une communication directe aux salariés pour diffuser les informations essentielles sur la prévention du coup de chaleur : les signes à reconnaître, le numéro à appeler (le 15), les gestes à effectuer. Cette sensibilisation collective, réalisée avant les premiers épisodes de canicule, renforce la culture de prévention dans l’entreprise et permet à chaque salarié d’agir efficacement s’il est témoin d’un malaise.

 

Résumé

 

Le coup de chaleur est une urgence médicale évitable et traitable si les signes sont reconnus à temps et si les gestes appropriés sont effectués immédiatement. La différence entre l’épuisement thermique et le coup de chaleur tient en un seul critère : la peau sèche et l’absence de transpiration signalent que les mécanismes de thermorégulation sont dépassés et que l’appel au 15 ne peut pas attendre. Le refroidissement physique du corps doit commencer avant l’arrivée des secours.

Pour le CSE, la prévention du coup de chaleur passe par trois actions concrètes : s’assurer que tous les salariés sur des postes exposés connaissent les signes et les gestes à effectuer, vérifier que les postes les plus à risque disposent du matériel de premiers secours thermiques, et traiter systématiquement tout coup de chaleur survenu dans l’entreprise comme un accident du travail nécessitant une analyse des causes et des mesures correctives.

✅ Checklist CSE — Prévention du coup de chaleur

  • ☐ Salariés exposés formés aux signes du coup de chaleur et aux gestes de premiers secours thermiques
  • ☐ Numéro du 15 affiché sur tous les postes exposés et dans les vestiaires
  • ☐ Matériel de premiers secours thermiques disponible : brumisateurs, linges, eau froide
  • ☐ Travailleurs vulnérables identifiés en lien avec le médecin du travail
  • ☐ Eau fraîche disponible à proximité des postes exposés à tout moment
  • ☐ Encadrants formés à reconnaître les signes d’alerte chez leurs équipes
  • ☐ Tout coup de chaleur déclaré comme accident du travail dans les 48 heures
  • ☐ Analyse des causes réalisée après chaque incident thermique pour éviter la récidive

Articles de loi et textes de référence

  • Article L4121-1 du Code du travail : obligation de l’employeur de protéger la santé physique et mentale des travailleurs
  • Articles R. 4463-1 à R. 4463-4 du Code du travail (créés par le décret du 27 mai 2025) : mesures de prévention obligatoires dès la vigilance jaune
  • Article L4141-2 du Code du travail : formation pratique à la sécurité obligatoire pour les postes à risque
  • Article L411-1 du Code de la Sécurité Sociale : définition de l’accident du travail — tout coup de chaleur survenu par le fait ou à l’occasion du travail
  • Article L4131-1 du Code du travail : droit de retrait en cas de danger grave et imminent pour la santé
  • Article L2312-60 du Code du travail : droit d’alerte du CSE en cas de danger grave et imminent
  • Décret n° 2025-482 du 27 mai 2025 : protection des travailleurs contre les risques liés à la chaleur

Sources : Code du travail (Légifrance) ; INRS — Dossier « Ambiances thermiques » et « Coup de chaleur » (édition 2026) ; Santé Publique France — recommandations canicule 2026 ; Plan National Canicule (PNC) ; SAMU de France — protocoles de prise en charge du coup de chaleur ; décret n° 2025-482 du 27 mai 2025.